Publié le 15 mars 2024

Posséder une deuxième voiture immobilisée vous coûte, en réalité, plus de 1 300 $ par mois au Canada, un coût passif largement sous-estimé.

  • Le coût total de possession a bondi de 65 % depuis 2019, faisant de cet « actif » une charge financière majeure.
  • Une stratégie combinant plusieurs services d’autopartage (en station et en libre-service) permet de couvrir 100 % de vos besoins, y compris les imprévus.

Recommandation : Remplacez ce coût fixe par une dépense active et maîtrisée en construisant votre propre « écosystème de mobilité » (autopartage, transports en commun, location ponctuelle) pour réaliser des économies substantielles sans jamais sacrifier votre flexibilité.

Cette deuxième voiture dans votre entrée, vous la voyez comme une assurance tranquillité. Un plan B indispensable pour les week-ends chargés ou les imprévus. Pourtant, ce véhicule, stationné 95 % du temps, est loin d’être un simple filet de sécurité. C’est une charge financière active, qui grève silencieusement votre budget chaque mois. En tant que conseiller en finances personnelles, je vois trop de ménages sous-estimer radicalement ce que leur coûte cette fausse tranquillité, en se concentrant uniquement sur le paiement mensuel du prêt.

Beaucoup hésitent à franchir le pas vers l’autopartage, effrayés par l’idée de perdre leur liberté et de devoir « tout planifier ». On imagine des samedis matins sans véhicule disponible ou des complications pour les escapades estivales. Ces craintes sont légitimes, mais elles reposent sur une vision dépassée de la mobilité. La question n’est plus de choisir entre la propriété et la location, mais de concevoir un système de transport personnel intelligent et adapté.

Et si la véritable clé n’était pas la possession, mais l’accès ? Si, au lieu de subir un coût passif de plusieurs centaines de dollars par mois, vous pouviez le transformer en une dépense active, parfaitement maîtrisée et alignée sur vos besoins réels ? Cet article a pour but de déconstruire le coût réel de votre deuxième voiture et de vous fournir une feuille de route financière et logistique pour passer à l’autopartage. Vous découvrirez que non seulement vous pouvez économiser des milliers de dollars, mais qu’une stratégie bien pensée peut en réalité augmenter votre flexibilité.

Pour vous guider dans cette réflexion financière, nous allons analyser en détail les coûts cachés, les stratégies de réservation intelligentes pour ne jamais être pris au dépourvu, et la manière de bâtir un écosystème de mobilité résilient. Ce guide vous donnera tous les outils pour prendre une décision éclairée et financièrement avantageuse.

Pourquoi votre voiture stationnée 95% du temps vous coûte-t-elle 700 $CAD par mois ?

Le chiffre de 700 $CAD par mois, souvent cité, est en réalité une estimation très conservatrice. La dure vérité financière est bien plus brutale. Selon une analyse récente de Ratehub.ca, le coût total de possession d’une voiture neuve au Canada a atteint un sommet. En oubliant les frais cachés, de nombreux propriétaires ne voient que la pointe de l’iceberg. L’analyse complète révèle que posséder une voiture coûte en moyenne 1 387 $ par mois en 2024. Ce chiffre n’est pas une anomalie, mais le reflet d’une tendance lourde : une étude de Hardbacon montre que le coût de possession à Montréal a augmenté de 65 % pour atteindre 1 310 $ par mois entre 2019 et 2024.

Ce montant n’est pas une abstraction. Il se compose de dépenses fixes et variables que l’on a tendance à minimiser. Le financement et la dépréciation représentent à eux seuls près de la moitié de la facture, un coût passif inévitable que votre voiture soit sur la route ou dans votre garage. L’essence, l’assurance, l’entretien et surtout le stationnement (qui peut représenter jusqu’à 200 $ par mois dans une grande ville) viennent s’ajouter.

Pour visualiser clairement où va votre argent, voici la décomposition de ce coût mensuel moyen. Ces chiffres ne sont pas des estimations, mais le reflet des dépenses réelles des automobilistes canadiens aujourd’hui.

Ventilation des coûts mensuels de possession automobile au Canada
Poste de dépense Coût mensuel moyen % du total
Dépréciation et financement 561 $ 43%
Essence 200 $ 15%
Stationnement 200 $ 15%
Assurance 111 $ 8%
Entretien 79 $ 6%
Autres frais 236 $ 13%
Total 1387 $ 100%

Face à ces chiffres, la question n’est plus de savoir si votre deuxième voiture vous coûte cher, mais de réaliser que vous payez probablement le prix d’un loyer pour un « actif » qui ne sert que 5 % du temps. C’est le prix de la friction de la possession : un abonnement mensuel exorbitant pour une commodité occasionnelle.

Comment réserver intelligemment pour ne jamais manquer de véhicule le samedi matin ?

La plus grande crainte des ménages qui envisagent d’abandonner leur deuxième voiture est la perte de spontanéité. L’idée de se retrouver « coincé » un samedi matin, jour de courses et d’activités, est un frein majeur. Pourtant, avec une approche stratégique, l’autopartage offre une flexibilité égale, voire supérieure, à la possession. Le secret n’est pas de dépendre d’un seul service, mais de créer une redondance stratégique en combinant les offres.

La clé est de considérer les différents types de services non pas comme des concurrents, mais comme des outils complémentaires dans votre boîte à outils de mobilité. Les services en station comme Communauto sont parfaits pour les trajets planifiés : la sortie du week-end, le rendez-vous médical. Vous pouvez les réserver jusqu’à 30 jours à l’avance, ce qui garantit une disponibilité absolue. Pour les besoins spontanés, les services en libre-service (comme Communauto FLEX) sont la solution. Ces véhicules, disséminés dans les rues, peuvent être pris sur un coup de tête via une application.

Main tenant un téléphone montrant une carte avec des voitures disponibles en autopartage, vue de dessus

En ayant un abonnement à un service en station pour la planification et un accès à un service en libre-service pour l’imprévu, vous couvrez la quasi-totalité de vos besoins. C’est une approche proactive qui transforme l’angoisse de la disponibilité en une simple question de logistique. Pour ne jamais être pris de court, voici un plan d’action simple à mettre en œuvre.

Votre feuille de route pour une disponibilité garantie

  1. Combinaison stratégique : Souscrivez à un service en station (ex: Communauto) pour vos trajets planifiés et gardez une option en libre-service (ex: FLEX) ou entre particuliers (ex: Turo) comme solution de secours pour l’instantané.
  2. Anticipation des pics : Pour les week-ends, jours fériés ou périodes de vacances, utilisez la possibilité de réserver votre véhicule en station jusqu’à 30 jours à l’avance.
  3. Géolocalisation des imprévus : Pour un besoin de dernière minute, utilisez l’application du service FLEX pour localiser et prendre immédiatement un véhicule stationné près de vous, sans réservation préalable.
  4. Utilisation de la niche : Pour un besoin très spécifique (long trajet, véhicule plus grand), faites appel à un service de location entre particuliers comme Turo, qui offre une couverture très large, y compris en dehors des grands centres.
  5. Identification des zones à risque : Évitez de chercher un véhicule en libre-service aux heures de pointe dans les zones à forte demande comme les abords des stations de métro, le centre-ville et les grands pôles d’emplois.

Communautaire ou corporatif : quel service offre la meilleure couverture dans votre quartier ?

Le choix d’un service d’autopartage ne se limite pas au prix ; il dépend crucialement de la densité et de la fiabilité du réseau dans votre environnement quotidien. On distingue principalement deux grands modèles : les services « communautaires » ou coopératifs comme Communauto, et les services « corporatifs » ou de location entre particuliers comme Turo. Chacun répond à des besoins différents et leur efficacité dépend de votre lieu de vie. Communauto, par exemple, est un acteur historique profondément implanté au Canada, avec une présence dans 16 villes et 4 provinces.

La force d’un service comme Communauto réside dans sa densité dans les quartiers centraux. Dans des arrondissements montréalais comme Rosemont-La Petite-Patrie ou Le Plateau-Mont-Royal, respectivement 14 % et 10 % des ménages sont déjà utilisateurs. Cette forte pénétration garantit un maillage dense de stations et de véhicules en libre-service, rendant le service particulièrement fiable pour les résidents de ces zones. L’impact de ces services est considérable : selon des chiffres fournis par la Ville de Montréal, chaque véhicule en autopartage permet de retirer jusqu’à 11 voitures personnelles de la circulation, libérant ainsi un espace public précieux.

Les services de type Turo, quant à eux, fonctionnent sur un modèle différent, celui de la location entre particuliers. Leur avantage est une couverture géographique potentiellement plus large, car ils ne dépendent pas d’une flotte centralisée mais des voitures des utilisateurs eux-mêmes. Cela peut être une excellente option dans les zones moins denses ou pour des besoins très spécifiques (trouver un camion pour un déménagement, une voiture de luxe pour une occasion spéciale). La meilleure stratégie consiste souvent à analyser la carte des services disponibles dans votre quartier. Où se trouvent les stations Communauto les plus proches ? Combien de véhicules FLEX sont généralement disponibles autour de chez vous ? Y a-t-il des offres Turo intéressantes ? Cette analyse terrain est essentielle pour bâtir votre écosystème de mobilité personnel.

L’erreur de calcul de temps qui transforme une location bon marché en facture salée

En tant que conseiller financier, l’une des erreurs les plus courantes que j’observe est l’arbitrage temps-coût simpliste. Beaucoup d’utilisateurs se concentrent uniquement sur le tarif affiché à la minute, pensant qu’un tarif bas garantit une facture finale faible. C’est un piège qui peut transformer une course rapide en une dépense imprévue et conséquente. Le coût réel d’un trajet en autopartage ne dépend pas seulement de sa durée, mais aussi du type de service et de la nature de votre besoin.

Les services en libre-service (FLEX) sont idéaux pour des trajets simples et directs, d’un point A à un point B. Leur tarification à la minute est conçue pour cette efficacité. Cependant, si votre trajet implique de nombreux arrêts (faire les courses, déposer un colis, récupérer un enfant), le compteur continue de tourner pendant que la voiture est immobilisée. Dans ce scénario, un véhicule en station, loué pour un bloc de quelques heures, devient souvent beaucoup plus économique, même si son tarif horaire semble plus élevé au premier abord.

Il est donc impératif de réfléchir à la *nature* de votre déplacement avant de choisir le service. Une course rapide de 15 minutes sera toujours moins chère avec un service facturé à la minute. Un après-midi de magasinage avec plusieurs arrêts sera presque toujours plus avantageux avec un forfait horaire ou journalier. Le tableau suivant illustre comment la tarification varie drastiquement d’un modèle à l’autre.

Comparaison des coûts selon le mode de tarification
Service Tarification à la minute Forfait journalier Particularités
Car2go (historique) 0,35 $ à 0,45 $ par minute 15 $ à 179 $ Service discontinué à Montréal
Communauto FLEX 0,35 $ par minute Variable Sans réservation préalable
Turo Non applicable 32 $ (Civic) à 1 500 (voiture de luxe) Location entre particuliers

L’erreur classique est d’utiliser un service à la minute pour une utilisation de type « forfait ». Pensez à votre temps d’utilisation total, y compris les temps d’arrêt, pour faire le bon arbitrage. Une bonne planification financière de votre mobilité passe par cette analyse fine de chaque déplacement.

Quand réserver pour les longs trajets d’été sans payer le prix fort ?

L’une des dernières barrières psychologiques à l’abandon de la deuxième voiture concerne les vacances et les longs trajets. L’idée de partir en escapade estivale avec un service d’autopartage peut sembler restrictive ou coûteuse. Pourtant, c’est précisément là que des économies massives peuvent être réalisées, à condition d’appliquer la bonne stratégie. Une analyse de Hardbacon a chiffré que le passage à Communauto, pour une utilisation équivalente à la possession, peut générer une économie annuelle de 7 218,53 $. Même en déduisant le coût d’un abonnement annuel aux transports en commun, l’économie nette reste supérieure à 6 000 $.

La clé pour les longs trajets n’est pas de s’enfermer dans un seul type de service. Pour une semaine de vacances ou un long week-end, les services d’autopartage traditionnels ne sont pas toujours la solution la plus économique ou la plus confortable. Il existe un point de bascule, généralement situé autour de 4 jours de location. Au-delà de cette durée, la location de voiture traditionnelle (via des agences comme Enterprise, par exemple) devient souvent plus avantageuse, offrant des forfaits hebdomadaires plus compétitifs et un choix de véhicules plus grands et mieux adaptés aux longs parcours.

Vue macro d'un calendrier avec des épingles colorées marquant les périodes de réservation, texture du papier visible

La planification est votre meilleur allié. Les véhicules en station de Communauto, parfaits pour un week-end prolongé, peuvent être réservés jusqu’à 30 jours à l’avance. Pour les vacances d’été, il est donc crucial d’anticiper et de réserver votre véhicule dès que vos dates sont fixées pour garantir la disponibilité et le meilleur tarif. Un autre point de vigilance concerne les assurances. Si vous n’avez plus d’assurance automobile personnelle, vous devrez souscrire une assurance responsabilité civile lors de la location, un coût additionnel d’environ 30 $ par jour à ne pas oublier dans votre budget.

Quand mettre en place un système de réservation pour vos véhicules de service ?

Bien que le titre de cette section semble s’adresser aux entreprises, la logique s’applique parfaitement à la gestion de votre « service » de mobilité personnelle. La question n’est pas « quand », mais « comment » budgéter et organiser votre nouvel écosystème de mobilité pour qu’il soit plus efficace que la possession. La réponse financière est claire : il faut le faire dès que le coût de possession dépasse celui de la solution alternative. Et comme nous l’avons vu, ce seuil est presque toujours dépassé.

Le véritable changement est un changement de mentalité : vous ne payez plus pour un objet, mais pour un service. Cela signifie allouer un budget mensuel à votre « mobilité active ». Quelle est l’enveloppe de ce budget ? Une analyse de Hardbacon sur les alternatives à la possession à Montréal fournit un chiffre de référence éclairant. En combinant un abonnement mensuel aux transports en commun (carte OPUS) avec une utilisation modérée de Communauto, le coût total est d’environ 341 $ par mois.

Comparez ce chiffre aux 1 387 $ mensuels de la possession. La différence n’est pas une petite économie, c’est un changement radical de votre structure de dépenses. Ce budget de 341 $ n’est pas une limite, mais un point de départ. Il vous laisse une marge de manœuvre de près de 1 000 $ chaque mois par rapport à la possession d’une deuxième voiture. Cette marge peut être utilisée pour des locations de voiture plus longues pendant les vacances, des trajets en taxi ou en VTC pour plus de confort, ou tout simplement être épargnée ou investie.

Mettre en place ce système, c’est donc définir un budget « mobilité », suivre ses dépenses via les applications des différents services, et ajuster son utilisation pour rester dans l’enveloppe que vous vous êtes fixée. C’est reprendre le contrôle total sur un poste de dépense qui était auparavant un coût fixe et opaque.

À retenir

  • Le coût réel et complet de possession d’une deuxième voiture au Canada dépasse 1 300 $ par mois, un coût passif largement sous-estimé par les ménages.
  • La clé pour ne jamais manquer de véhicule est de construire un « écosystème de mobilité » en combinant un service en station pour le planifié et un service en libre-service pour l’imprévu.
  • Passer à l’autopartage stratégique peut générer plus de 7 000 $ d’économies annuelles, transformant une charge fixe en une dépense variable et contrôlée.

Pourquoi une place de stationnement sur rue coûte-t-elle plus cher à la ville qu’elle ne rapporte ?

L’équation financière de votre deuxième voiture ne se limite pas à vos dépenses personnelles. Elle a un coût collectif, largement absorbé par la municipalité, et donc par vous, en tant que contribuable. Une place de stationnement sur rue n’est pas un simple espace vacant ; c’est une infrastructure coûteuse à entretenir, à déneiger et à superviser. Les revenus générés par les vignettes de stationnement sont souvent loin de couvrir ces coûts réels, créant un déficit que la collectivité finance.

Certaines municipalités, conscientes de cette subvention déguisée à l’automobile, commencent à ajuster leur tarification pour refléter plus fidèlement ce coût. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal à Montréal est un excellent exemple de cette nouvelle approche. Une politique récente a introduit une tarification variable : plus un véhicule est lourd et encombrant, plus la vignette est chère. De plus, la politique vise clairement à décourager la multi-possession : le coût pour une deuxième vignette à la même adresse a été fixé à 666,86 $, un signal financier fort.

Cette approche est soutenue par des experts en urbanisme. Comme le souligne Alex Norris, conseiller municipal pour l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, l’enjeu est l’optimisation de l’espace public :

Un véhicule peut être utilisé par plusieurs familles. Il s’agit d’une utilisation plus efficace de l’espace.

– Alex Norris, Conseiller municipal pour l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal

En choisissant de vous défaire de votre deuxième véhicule, vous ne faites pas seulement une bonne opération financière personnelle. Vous participez à un mouvement de fond visant à réallouer l’espace urbain de manière plus équitable et efficace, réduisant la pression sur les infrastructures publiques et libérant de l’espace pour des usages plus bénéfiques à la communauté, comme les pistes cyclables, les terrasses ou les espaces verts.

Planification urbaine post-auto solo : comment adapter les infrastructures pour la mobilité douce ?

La décision de vendre votre deuxième voiture est plus qu’un simple choix individuel ; elle s’inscrit dans une transformation profonde de nos villes. La planification urbaine moderne cherche activement à sortir du modèle de l’ « auto solo » qui a dominé le XXe siècle, un modèle qui a montré ses limites en termes de congestion, de pollution et d’utilisation de l’espace. Le stationnement est au cœur de cette transition, car il représente l’empreinte physique de la voiture sur la ville.

Comme le formule le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), « Le stationnement se trouve à l’interface des nombreux défis et enjeux de mobilité ». Sa gestion n’est plus une simple question administrative, mais un outil stratégique pour façonner la ville de demain. Le constat est sans appel : une analyse du CRE-Montréal révèle que près de 70 % de la voirie est accordée aux voitures et à leur stationnement, tandis que les transports en commun et les vélos se partagent à peine 2 % de cet espace.

Adapter les infrastructures signifie donc inverser cette proportion. Chaque place de stationnement libérée par un passage à l’autopartage est une opportunité de créer une voie cyclable plus sécuritaire, d’élargir un trottoir, de planter un arbre ou d’installer une station de vélos en libre-service. En réduisant le nombre de véhicules personnels, les ménages comme le vôtre envoient un signal fort aux urbanistes et aux décideurs politiques : la demande pour une mobilité douce et partagée est réelle et croissante.

Cette transition vers une ville « post-auto solo » améliore non seulement la qualité de vie, mais elle rend aussi les alternatives à la voiture encore plus pratiques et attractives, créant un cercle vertueux. Votre décision financière a donc des répercussions positives bien au-delà de votre propre portefeuille, contribuant à bâtir un environnement urbain plus durable, plus sain et plus agréable pour tous.

Évaluer la pertinence de conserver une deuxième voiture est donc avant tout un exercice financier. En comprenant les coûts réels et en adoptant des stratégies de mobilité intelligentes, l’étape suivante consiste à franchir le pas et à transformer une charge financière en une nouvelle source d’épargne et de flexibilité.

Rédigé par Amine Belhassen, Planificateur en logistique urbaine et mobilité durable. Spécialiste du dernier kilomètre, de l'électrification des flottes commerciales et de l'intégration des transports en commun dans les grandes métropoles.